Accueil

 

     

 

 
 
 

Entreprises chinoises en France

 
 
 
                 

La France ouvre le capital de l'aéroport de Toulouse
 

 
Le gouvernement français envisage de vendre à un consortium chinois une participation de 49,99 % dans l'aéroport français de Toulouse où Airbus teste et assemble ses avions.

La France a annoncé jeudi qu'elle avait décidé de céder ses parts dans la société qui gère l'aéroport de Toulouse contre 308 millions d'euros (381 millions de dollars) au consortium Symbiose, qui est constitué de la société publique chinoise Shandong Hi-Speed Group et de la société hongkongaise d'investissement Friedmann Pacific Asset Management.

L'aéroport de Toulouse-Blagnac dans le sud-ouest de la France, le quatrième plus grand du pays, est utilisé par le géant de l'aéronautique européen Airbus, dont le siège se trouve à proximité, pour les tests et l'assemblage de ses avions.

Le ministère des Finances a affirmé que le consortium s'était engagé à prendre en compte les intérêts à long terme d'Airbus.

La décision n'affectera pas les activités d'exploitation des vols d'Airbus à Toulouse-Blagnac, a déclaré un porte-parole d'Airbus au Global Times dimanche.

Dans une interview avec le quotidien local La Dépêche du Midi, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a souligné que l'aéroport n'était pas en cours de privatisation, en rappelant que l'État, qui conserve une participation de 10,01 %, et les autorités locales restaient les propriétaires majoritaires.

Mais les responsables des deux côtés de l'échiquier politique ont exprimé leurs réserves au sujet de la vente, en déplorant que les parts n'aient pas été cédées à des investisseurs français.

« Macron se croit en Grèce, où le gouvernement avait vendu les ports aux Chinois pour combler les déficits qui ont continué à se creuser », a écrit la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann sur Twitter en affirmant que les aéroports devraient rester publics.

Mme Lienemann faisait allusion à la signature en 2008 par le groupe chinois COSCO d'une concession de 35 ans pour développer des terminaux à conteneurs dans le port grec du Pirée, alors que le pays était plongé dans une crise de la dette dévastatrice.

Le ministère des Finances a souligné que le consortium chinois avait proposé « un projet de développement ambitieux » pour l'aéroport qui créerait des emplois en augmentant le trafic.

Le ministère des Finances a également rappelé que les infrastructures comme les bâtiments et les pistes restent la propriété de l'État.

L'aéroport de Toulouse vise à porter son trafic de passagers de 7,5 millions en 2013 à 18 millions en 2030.

L'investissement chinois pourrait permettre à l'aéroport de devenir un nouveau point d'arrivée en France pour les touristes chinois, leur permettant d'éviter les aéroports saturés de Paris, note le rapport.



Source: china.org.cn
Mis à jour le 09-12-2014