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Neuf questions fréquentes à propos de l'économie chinoise
 


Si le ralentissement de l'économie chinoise inquiète les marchés, selon l'ancien président de la Réserve fédérale des Etats-Unis Ben Bernanke, il n'existe pas de risque d'atterrissage brutal de l'économie et ce ralentissement serait même nécessaire, dès lors que le pays doit changer son modèle de croissance pour qu'elle devienne durable sur le long terme. Voici les réponses aux neuf questions les plus fréquemment posées sur l'économie chinoise, selon un rapport d'étude d'UBS.

Où en sommes-nous dans le ralentissement du marché immobilier ?

Nous sommes toujours en phase de ralentissement, alors que les mises en chantier de nouveaux biens immobiliers devraient encore chuter de 10 à 15 % cette année, et que l'effet cumulatif sur la construction générale augmentera en 2016. L'assouplissement des politiques monétaires aide à atténuer le ralentissement mais ne permettra pas de l'enrayer.

Que se passe-t-il avec l'assouplissement monétaire ?

La Chine a abaissé à plusieurs reprises son taux de réserves obligatoires et son taux de référence pour enrayer le resserrement passif. Nous attendons au moins un abaissement supplémentaire du taux de référence et une réduction de 1 % du taux de réserves obligatoires, ainsi que des prêts supplémentaires et à plus grande échelle afin favoriser la stabilisation de la croissance et de contenir les risques financiers.

Comment l'échange de la dette des gouvernements locaux se déroule pour les banques ?

La réforme fiscale des gouvernements locaux cherche à remédier à la fois au stock et au flux de la dette publique. Quelque 15 000 milliards de yuans de la dette au niveau local seront officiellement reconnus comme constituant la dette des gouvernements locaux et une partie sera échangée contre des obligations provinciales, directement avec les créanciers actuels. Ces échanges permettent de réduire le service de la dette des gouvernements locaux, ainsi que la charge en capital et le ratio crédits/dépôts des banques, bien que cela réduise aussi leurs revenus d'intérêts.

Est-ce que l'assouplissement compromet les réformes structurelles ?

Nous ne pensons pas qu'un assouplissement cyclique entravera nécessairement les réformes structurelles, qui ont affiché des progrès visibles l'an dernier. Nous ne sommes pas aussi enthousiastes que le marché à propos de la réforme à court terme des entreprises publiques.

Est-ce que la Chine à besoin d'infrastructures supplémentaires et comment seront-elles financées ?

Nous pensons que la Chine a besoin d'infrastructures supplémentaires, et tout particulièrement dans les domaines des transports publics, de l'eau et de la protection environnementale. Le financement de tels projets se fera par le biais de différents canaux, dont le partenariat public-privé (PPP), les « banques politiques » et les véhicules de financement des gouvernements locaux.

Est-ce que la campagne de lutte contre la corruption est une solution à court terme et nuisible pour la croissance ?

Non. Nous pensons que le mécanisme à long terme est mis en place par les actuelles réformes budgétaires et celles sur les prix. La diminution de la corruption permettra de réduire les dépenses inutiles et le coût des transactions commerciales, mais aussi d'améliorer l'affectation des ressources et la stabilité sociale.

Qu'est-ce qui arrive au rééquilibrage ?

Le rééquilibrage de la Chine a déjà débuté et est motivé par le ralentissement des investissements et les réformes structurelles fondamentales. La consommation a davantage contribué à la croissance que l'investissement depuis 2010 et demeure forte.

Quand est-ce que la Chine débutera le nettoyage de ses banques et comment compte-t-elle s'y prendre ?

Le nettoyage a déjà commencé avec l'effacement plus rapide des prêts non productifs et la restructuration des dettes locales. Le faible ratio de prêts non productifs signifie qu'il est peu probable d'assister à une grande remise à niveau. Nous attendons des banques qu'elles lèvent rapidement des capitaux, au travers de canaux tels que les capitaux propres.

Pourquoi n'y a-t-il pas de crise financière ?

Le taux élevé de l'épargne intérieure et l'existence de contrôles sur les capitaux fournissent aux banques une abondance de liquidité. L'importance de la propriété publique et du contrôle de l'Etat signifient également que la Chine garde le contrôle sur la réduction de l'endettement, plutôt que de la laisser en proie aux forces du marché.




Source: china.org.cn
Mis à jour le 28. 05. 2015