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Les zones de libre-échange vont devenir des terrains d'essai essentiels pour les grandes réformes
 


 
Actuellement, la Chine passe par une transition capitale vers une «nouvelle normalité» alors qu'elle ré-étalonne son rythme de croissance et s'appuie sur l'expérience dans tout un éventail de programmes pilotes.

Beaucoup de ces programmes ont été mis à l'essai dans la Zone pilote de libre-échange de Shanghai, créée en 2013. Les résultats de ces expériences seront utilisés dans trois nouvelles zones de libre-échange (ZLE), à savoir cellesde la municipalité de Tianjin et des provinces du Guangdong et du Fujian. D'autres villes de l'intérieur du paysdevraient obtenir l'approbation d'ouvrir une ZLE dans les années à venir.

Mei Xinyu, chercheur à l'Institut international de commerce et de coopération économique au ministère du Commerce, estime que les trois nouvelles ZLE auront « davantage de caractéristiques locales» que laZLE pionnière de Shanghai.

La ZLE de Tianjin se concentrera ainsi sur le commerce avec l'Asie du Nord-Est, les expéditions et le crédit-bail.

La ZLE du Guangdong sera quant à elle un élément crucial de la deuxième phase de la coopération Guangdong-Hong Kong-Macao, et s'appuiera sur les avantages de Hong Kong en tant que centre financier mondial tandis que celle du Fujian mettra l'accent sur le commercetrans-détroit et la coopération financière avec Taiwan.

« Ces nouvelles ZLE ont des objectifs de réforme différents en termes de services, de finances, d'industrie, d'investissement et de commerce. Créer de nouvelles ZLE peut contribuer à réaliser l'objectif de croissance soutenue de la Chine et renforcer la confiance des investisseurs internationaux en offrant un accès au marché plus flexible », a déclaré M. Mei.

Par exemple la ZLE de Tianjin, où les expéditions et les activités associées alimenteront son développement. La ville envisage de poursuivre d'autres opportunités dans les domaines du financement maritime, de l'immatriculation et de la maintenancedes navires, du droit maritime et de l'arbitrage. Elle coopérera avec Shanghai, une plaque tournante du transport maritime international, pour atteindre davantage de ports dans le monde.

Lin Guijun, vice-président de l'Université de commerce et d'économie internationauxbasée à Beijing, estime quant à lui que les zones de libre-échange sont des bases appropriées pour participer à la compétition économique mondiale et peuvent être des sources d'innovation et créer l'élan nécessaire au développement durable.

«Même si ces nouvelles zones de libre-échange pourront inévitablement développer une uniformité de services financiers dans leurs phases initiales, la concurrence féroce qui suivra finira par les obliger à optimiser leurs politiques, améliorer leurs infrastructures, développer les talents et attirer les capitaux étrangers », a dit M. Lin.

S'agissant des entreprises étrangères, M. Lin a dit que de nombreuses industries de services sociaux insuffisamment développées comme l'éducation, la sécurité sociale, la santé et les soins aux personnes âgées peuvent devenir de nouveaux points de croissance du marché, parce que la demande pour ces services a bondi en Chine au cours de la dernière décennie.

La Chine a réduit le nombre de secteurs dans lesquels elle limite les investissements étrangers au début du mois avec l'approbation du Conseil d'Etat (le gouvernement chinois) du nouveau catalogue d'orientation des industries pour les investissements étrangers,qui prendra effet le 10 avril. Le nombre de secteurs restreints a été réduit de plus de moitié, passant de 79 à 38.

Les secteurs privilégiés par les nouvelles lignes directrices sont l'agriculture moderne, les technologies de pointe, la fabrication avancée, l'efficacité énergétique et la protection de l'environnement, les énergies alternatives et les services modernes.

Dans la ZLE de Shanghai, le nombre de secteurs où les investissements étrangerssont limités a été ramené à 139 en 2014 contre 190 un an plus tôt. La liste de cette année devrait être plus courte encore.

Ces politiques modifiées édictées par le gouvernement et la ZLE de Shanghai pourraient être adoptées dans les trois nouvelles zones de libre-échange.

La Chine a attiré plus d'investissements directs étrangers que tout autre pays en 2014 -119,6 milliards de dollars US (110 milliards d'euros), en hausse de 1,7% d'une année sur l'autre.

« Les quatre zones de libre-échange de toute la Chine en sont toutes encore dans leur période initiale et les sociétés étrangères tireront des avantages plus tangibles lorsque les politiques et les mesures nécessaires seront mises en place », a dit Chen Bo, chercheur à l'institution de recherche sur les zones de libre-échange de l'Université de finances et d'économiede Shanghai.

Selon M. Chen, bien que lesystème de« liste négative » appliqué dans la ZLE de Shanghai sera adopté par les trois nouvelles ZLE, peut-être avec quelques modifications, la réussite de chacune sera décidée par ses concepts de réforme et la manière dont ils serontmis en œuvre.

Li Jian, chercheur à l'Institut international de coopération commerciale et économique du ministère du Commerce, a de son côté déclaré que les trois ZLE seront inévitablement comparées avec celle de Shanghai, mais elles seront aussi des lieux pour tester la faisabilité d'idées et fournir de nouvelles expériences pour le renforcement de la réforme et de l'ouverture dans tout le pays.




Source: china.org.cn
Mis à jour le 30-03-2015