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Risques accrus pour les fusions-acquisitions des entreprises chinoises à l'étranger
 
Selon certains experts, si les entreprises chinoises font souvent la une pour leur chasse mondiale aux projets d'acquisitions et d'investissement, une série de transactions qui ont connu des problèmes à l'étranger ont révélé l'augmentation des risques et les pertes potentielles qui se cachent derrière ces contrats très médiatisés.

Mercredi, les médias mexicains ont ainsi confirmé que les autorités locales ont reçu le document officiel déposé par la partie chinoise demandant une indemnisation pour les pertes subies dans le cadre de son appel d'offres pour le projet ferroviaire à grande vitesse de 3,75 milliards de dollars US (3,28 milliards d'euros), qui a été abandonné.

L'accord aurait été le plus grand contrat de construction unique remporté par un consortium à majorité chinoise à l'étranger. D'après des articles de la presse chinoise, la compensation que la Chine a exigée devrait probablement atteindre 100 millions de yuans (14,02 millions d'euros).

De même, la Grèce a mis fin à la vente d'une participation majoritaire dans l'un des plus grands ports du pays, le Pirée, à laquelle le China Ocean Shipping (Group) Co s'était intéressé.

Selon les experts, ces transactions qui se sont mal terminées montrent que la réalité s'est avérée beaucoup plus compliquée que ce que les entreprises chinoises avaient prévu pour leurs investissements à l'étranger.

Cheng Jun, associé du cabinet Zhong Lun, basé à Beijing, a déclaré que le manque de compréhension de l'environnement juridique et politique à l'étranger est l'une des principales raisons de l'échec de ces propositions.

« Certaines entreprises chinoises ont tendance à croire les promesses verbales faites par les responsables du pays hôte au cours du processus de négociation. Cela les expose à des risques de défaut de l'autre partie », a déclaré M. Cheng.

Le manque de renseignements en profondeur et de connaissances suffisantes sur les contreparties de transaction ont également conduit à des pertes énormes dans certaines offres chinoises de fusions et acquisitions à l'étranger, a-t-il ajouté.

Le risque politique est un autre facteur important qui a conduit à l'échec de certains accords d'investissement à l'étranger.

Un récent rapport a montré que parmi les 120 offres faites à l'étranger ayant échoué entre 2005 et 2014, environ 25% des échecs ont été dus à des raisons politiques.

Certains experts ont également signalé que, bien que la Chine soit devenue un exportateur net de capitaux l'an dernier avec des investissements directs sortants atteignant un niveau record de 102,9 milliards de dollars US (14,42 milliards d'euros), la majorité des transactions ont été déficitaires.

Xu Hongcai, économiste au Centre chinois pour les échanges économiques internationaux, a pour sa part déclaré que « Le manque de personnes de talent familiarisées avec les pratiques internationales a également été un inconvénient majeur pour les entreprises chinoises sur les marchés étrangers ».




Source: china.org.cn
Mis à jour le 16-02-2015